Rapport parlementaire 2019 sur la phagothérapie à la carte

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Auguste Comte – l’inventeur du positivisme – a, en quelque sorte, annoncé le scandale sanitaire de la phagothérapie.
Comte a avertit :  » Si chaque science, si chaque comité reste dans sa tour d’ivoire, les gens perdront de vue le bon sens et la raison. Ils feront de la science pour la science, de la technique pour la technique et oublieront que leur seul but c’est l’HOMME.  » (1)
Dans les décisions sur la phagothérapie, l’homme a été totalement oublié.
C’est au Parlement de remettre l’homme au centre de la phagothérapie.

Le besoin d’un candide

Vers 2014, David Cameron considère qu’il est urgent de penser la résistance aux antibiotiques.
Il demande à Jim O’Neill – économiste – de piloter une exploration de la question. (2)
Jim demande :  » Pourquoi moi, économiste ? « 
David : « Parce que le problème est mondial, qu’il traverse les continents et les modèles de société. « 
Ainsi le travail sera-t-il fait par un économiste généraliste, parfait candide.
Bien sûr, Jim fera appel à des sapiteurs, des experts – médecins, biologistes, etc.
Il en résultera un rapport de grande qualité.

Un problème qui traverse

La phagothérapie est aussi un problème qui « traverse ».
Par exemple, l’histoire de la phagothérapie montre qu’elle a réussit là où elle a été gérée par le service public – Pologne, Russie, Géorgie, etc.
La phagothérapie a échoué là où elle a été développée par des marchands – Etats-Unis, etc.
La phagothérapie doit être pensée en terme socio-politique.
En France, en 2019 1. La culture des phages peut éventuellement être confiée à des marchands-industriels – la pertinence de ce choix devra être vérifiée 2. La phagothérapie à la carte ne peut être qu’un service public quand il s’agit de cultiver des phages à la carte – ce qui est le besoin de plus de la majorité des patients. (5)

Le besoin d’un candide pour la phagothérapie

Le besoin de la phagothérapie à la carte a été totalement délaissés par les médecins de l’ANSM. (4)
La raison de ce délaissement est totalement mystérieuse.
Il ne s’agit donc pas qu’un candide prenne la place des médecins mais qu’il prenne une place laissée totalement vide par les médecins.

Remarque
Par définition un techno-médecin dans un bureau à Saint-Denis 93 est loin, voire très loin de l’hôpital.
Il est loin physiquement. Qualitativement, si ce médecin était un passionné du sauvetage des patients en service hospitalier de maladies infectieuses par des phages à la carte, il ne serait pas devenu un techno-médecin de l’ANSM. (3)

Au contraire, le candide en phagothérapie doit être près des patients, il doit rendre visite aux associations de patients, rencontrer des patients.
Les anglo-saxons diraient que le candide est « agile » c’est à dire self-organizing and cross-functional – nous allons voir ces deux qualités du candide.

Un médecin est pris par une pieuvre

Ce n’est un secret pour personne que le médecin est pris comme par une pieuvre.
Pieuvre symbolique des contradictions entre les acteurs qui « agissent » sur le médecin.
– la hiérarchie hospitalière ou – plus globalement – institutionnelle
– l’Ordre des médecins
– les structures qui forment le médecin – un peu l’université, beaucoup les fournisseurs
– les syndicats de médecins – voir SML etc.
– les associations de patients
– les compagnies d’assurance
Comment un médecin peut-il être à la fois dans ce système complexe ET observateur objectif d’un problème comme la phagothérapie ?
C’est juste parfaitement impossible.

Un candide auto-organisé et inter fonctionnel

Le médecin n’ayant pas le profil, il faut un candide à la fois auto-organisé et inter fonctionnel.
Bien sûr, comme Jim O’Neill (2) il fera appel à des sapiteurs, des experts – médecins, biologistes, etc.

Quel maître d’ouvrage pour penser sereinement la phagothérapie ?

Comme dit, le médecin « n’a pas le profil » dans la fonction d’étude de la phagothérapie.
Le Ministère de la santé est – en France – beaucoup une affaire de médecins.
Donc le Ministère de la santé n’a pas – lui non plus – le profil pour être le maître d’ouvrage d’une recherche sur la phagothérapie. (3)
Le maître d’ouvrage doit être le Parlement.

Notes
(1) Nous nous permettons de paraphraser la pensée de Comte.
Parmi les choses « totalement folles » on note par exemple que les gens de l’ANSM qui s’occupent des phages s’appellent « vaccins » !!! Le nom même de l’ANSM ressemble à « Sauvons les Médicaments » plutôt que « Sauvons les Hommes » !!! (3)
(2) Le rapport sur la résistance aux anti-microbiens précédé d’un résumé en français.
(3) Au Ministère de la Santé on scande  » Sauvons les antibiotiques !  » ; mais qui scande  » Sauvons les patients ! » ???
(4) Nous avons vu que le Ministère a délaissé la question de la phagothérapie à la carte.
Le Ministère de la santé s’est auto-désaisit de la question de la phagothérapie à la carte.
(5) La « pensée folle » sur la phagothérapie est une très vieille histoire !